vendredi 6 novembre 2009

"Hôtel de la Gare" (suite)

Nous vous parlions hier de la détresse de ce locataire de"l'Hôtel de la Gare", qui se retrouvait SDF
parce que l'établissement avait été fermé en raison de sa dangerosité.
La loi dit que dans ce cas le propriétaire a l'obligation de reloger à ses frais les locataires.
Mais la loi, ce monsieur s'assoit dessus!
La mairie des Mureaux a donc provisoirement relogé la personne à l'hôtel et va faire pression sur le propriétaire pour qu'il respecte ses obligations. Mais ce n'est pas gagné!
En ce moment, en dépit des plaintes, il exerce des menaces sur les familles pour les mettre au pas.
Vous avez dit :"Etat de droit"?

jeudi 5 novembre 2009

Les familles de L'Hôtel de la Gare ont été reçues à la mairie



Le mercredi 4 novembre, les familles de" l'Hôtel de la Gare", aux Mureaux, se sont rassemblées devant la mairie.
Les délégués, accompagnés de membres du DAL et de la CSF ont été reçus par un représentant du Conseil municipal et des responsables administratifs.
Les représentants des familles ont fait part de leurs craintes à l'idée de retourner dans les lieux
qu'ils ont dû quitter à la suite d'un accident.
Rappelons qu'une locataire a vu soudain le plancher de sa chambre s'effondrer, et s'est retrouvée
précipitée à l'étage du dessous. A l'heure actuelle, elle est toujours en rééducation.
Le conseiller municipal a expliqué qu'un expert judiciaire avait été mandaté et qu'il était seul habilité à dire si oui ou non le bâtiment était en état.
Quant aux méthodes du propriétaire : intimidations, menaces verbales ou physiques, le commissaire est saisi. Les familles sont invitées à porter plainte dès qu'elles sont victimes de brimades.
La mairie continuera à examiner les dossiers de demande de logements sociaux,et à trouver des solutions acceptables pour tous les demandeurs.
Les délégués ont rendu compte de cette entrevue aux familles qui attendaient dehors.
Nous restons mobilisés, pour soutenir les locataires, jusqu'à ce que tous aient obtenu une solution satisfaisante.
Dans le même temps, les délégués ont signalé qu'un résident dormait dehors.
En effet il avait été relogé dans un hôtel d'Epône, mais celui-ci ne l'a gardé que 2 semaines et l'a ensuite jeté à la rue.
Ce Monsieur a un emploi et se retrouve SDF!
Dans quel monde vivons-nous?

samedi 31 octobre 2009

Rassemblement de soutien aux familles de L'Hôtel de la Gare aux Mureaux

Depuis maintenant un mois, les locataires de l'"Hôtel de la Gare ", aux Mureaux, ont dû quitter leur
lieu de résidence, en raison de la vétusté des lieux.
Ils ont été relogés provisoirement dans des locaux qu'ils devront bientôt quitter.
Ces familles sont très inquiètes. Devront-elles retourner dans des logis exigus et peu sûrs?
Quel sera le comportement du propriétaire, furieux d'avoir dû engager des travaux?
Les organisations qui les soutiennent ( Collectif de Défense du logement social des Mureaux,
CSF, DAL) appellent à un rassemblement :

Ce dimanche 1er Novembre à 10h30
devant la mairie des Mureaux, place de la Libération

afin d'exiger un relogement dans des logements décents.

Venez nombreux apporter votre soutien.

mercredi 28 octobre 2009

Expulsions



A quelques jours de la trêve hivernale, les expulsions s'accentuent. Comme si jeter des familles à la rue à l'approche de l'hiver était digne d'un pays dit civilisé!
La crise sévit dans notre région et plonge dans la précarité bon nombre de nos concitoyens.
Beaucoup se retrouvent avec des revenus très bas. D'autre part, la vie ne cesse d'augmenter.
Certaines familles doivent choisir entre se nourrir et payer leur loyer.
Nous apprenons qu'à Mantes-la-Ville, 7 expulsions ont été effectuées la semaine dernière avec le
concours de la force publique, contre5 pour toute l'année dernière.
Nous ne rappellerons jamais assez que l'expulsion sans relogement est la plus mauvaise solution
à un problème social.
Les familles expulsées, contrairement à ce qui avait été annoncé cet hiver, ne bénéficient d'aucun accompagnement. Elles se retrouvent dans des hôtels de tourisme où elles sont à l'étroit, où elles ne peuvent faire la cuisine. Les enfants sont éloignés de leur école et ne peuvent faire leurs devoirs.
Très vite, les maigres ressources sont englouties et les familles se retrouvent dans l'errance.
De plus, retrouver un logement après une expulsion est un véritable parcours du combattant.
Compte tenu de la crise qui sévit, et frappe de plein fouet les familles déjà fragilisées, nous demandons la suppression des expulsions sans relogement. C'est pourquoi nous avons créé
le RésEL(réseau contre les expulsions locatives) avec d'autres organisations.
N'hésitez pas à nous contacter si vous avez connaissance de familles menacées d'expulsion.

mercredi 21 octobre 2009

Aux Mureaux, la lutte continue.

L'"Hôtel de la Gare", aux Mureaux, est toujours fermé et ses locataires hébergés provisoirement.
La "publicité", autour de cette affaire déplaît au propriétaire.
Il profite de sa position pour exercer à l'égard de ses locataires des pressions insupportables.
Ceux qui osent se plaindre de leurs conditions de logement sont priés d'aller voir ailleurs.
Comme il s'agit pour beaucoup de femmes seules avec enfants, c'est facile de mettre tout le monde au pas!
Madame D.,qui occupe une autre partie de l'établissement,(celle-ci n'a pas été fermée) a eu le malheur de faire entrer la presse et les associations dans sa chambre, pour faire constater ses mauvaises conditions de logement, elle a aussitôt été "priée" de déguerpir.
Son expulsion devait avoir lieu aujourd'hui. Grâce à la mobilisation, un sursis d'un mois a pu être obtenu.
Mais tous les problèmes sont loin d'être résolus. Les familles aspirent toutes à obtenir des logements décents.
Or, le manque criant de logements sociaux, rend cette légitime aspiration très aléatoire.
Comment ne pas s'indigner face à cette pénurie qui favorise la prolifération de propriétaires indignes qui emploient à l'égard de leurs locataires des méthodes moyenâgeuses!
De Duménil à Alincourt, en passant par Touflet à Mantes-la-Jolie pour arriver aux Mureaux(j'en passe et des meilleurs!), ce sont les mêmes manières de procéder.
Et il semble que les pouvoirs publics réagissent mollement face aux infractions des nantis.
C'est pourquoi, nous exigeons, de toute urgence la construction de logements sociaux en quantité suffisante, l'arrêt des démolitions, l'interdiction des expulsions sans relogement.
De cette façon, le scandale des marchands de sommeil cessera.
Rejoignez-nous, afin de peser sur le pouvoir.

jeudi 1 octobre 2009

La mairie des Mureaux ferme un hôtel insalubre.

La crise fait le bonheur des marchands de sommeil.
Faute d'un logement social, les familles n'ont souvent pas d'autre solution que de se loger chez des propriétaires peu scrupuleux qui louent à prix d'or des logements indignes. Sans risque, puisque la CAF finance la majeure partie du loyer!
C'est le cas de ces habitants des Mureaux qui n'avaient pu se loger ailleurs que dans un hôtel dont la vétusté était telle, que le plancher d'un de ces" logements" s 'est effondré, entraînant une locataire dont la cheville a été fracturée.
Alertée, la Mairie a fermé l'établissement et relogé provisoirement les familles.
Celles-ci demandent à être relogées de façon définitive, dans des logements décents.
Quant au propriétaire, non content de mettre en péril la vie de ses locataires, il leur fait le coup du mépris!
Oui, tant que l'on détruira des logements sociaux sans reconstruction préalable, tant que les autorités jetteront à la rue des familles en difficulté, des vautours prospéreront sur la misère.
Vous avez dit : "Etat de droit..."

samedi 8 août 2009

Pendant l'été, les expulsions de logement se multiplient


Comme elles sont oubliées les paroles de Madame Boutin, alors ministre du logement, qui assurait qu'il n'y aurait plus d'expulsions sans relogement!
Les autorités préfectorales ont fait le gros dos, attendant patiemment la fin de l'année scolaire
pour procéder à leurs basses besognes.
Début juillet, l'huissier accompagné d'imposantes forces de police, s'est présenté à 6h20 du matin
chez une famille de Mantes-la-Jolie, et l'a expulsée manu militari. Les malheureux ont appelé le 115, comme recommandé par la sous-préfecture et ont eu pour toute réponse : "vous n'êtes pas les seuls à être expulsés, il n'y a rien pour vous!".
Actuellement en galère, cette famille vient de faire appel au DAL.
Nous avons tout lieu de penser qu'elle n'est pas la seule dans son cas. Cette famille avait de graves problèmes sociaux. La jeter à la rue est la plus mauvaise solution!
Comment qualifier une société qui rejette les plus faibles?
Nous pensons que c'est en amont qu'il faut agir.
Mal logés, expulsés, rejoignez-nous : c'est ensemble qu'il faut lutter.
"Un toit,c'est un droit!"